Transférer entre établissements
Trois comptoirs, trois registres, trois suites de numéros d’ordre (c. pén., art. R321-6). Restait le mouvement entre eux.
Un sachet part de Metz pour être vendu depuis Nancy : côté stock, deux bons ; côté registre, rien. La sortie de Metz s’inscrivait comme une sortie ordinaire, muette sur sa destination, et Nancy n’inscrivait aucune entrée. Le métal quittait un registre sans entrer dans l’autre, et sa revente ultérieure ne s’inscrivait nulle part, faute d’entrée à laquelle la rattacher.
Un document Transfert entre établissements tient désormais les deux bouts.
Avant tout : désigner un responsable
Section intitulée « Avant tout : désigner un responsable »Menu > Paramètres > Utilisateurs & Sociétés > Sociétés, sur chaque
établissement.

Établir le transfert
Section intitulée « Établir le transfert »Menu > Livre de police > Transferts entre établissements > Nouveau

Établissement d'arrivée— le comptoir de destination. Celui de départ est la société active.Motif du transfert— pourquoi ce métal se déplace. Il part au registre, des deux côtés.- Les lignes : choisissez le
N° d'ordreà envoyer, et la quantité. Le boutonReprendre tout le stock, sous les lignes, les pose toutes d’un coup.
Chaque ligne montre ce qui permet de reconnaître le lot — Vendeur,
Avoir d'origine, Comptoir de rachat, Objets, et la quantité Disponible.
Expédier, puis réceptionner
Section intitulée « Expédier, puis réceptionner »Expédier crée les deux bons de stock, les enchaîne, et valide le premier. La
sortie s’inscrit au registre du comptoir de départ.
Celui qui envoie ne réceptionne pas. Constater l’arrivée appartient au comptoir qui reçoit : signer les deux bouts d’un même mouvement ne vaudrait rien.
| Qui | Peut réceptionner |
|---|---|
le Responsable de l'établissement d’arrivée | oui, chez lui |
un porteur du droit Livre de police - responsable | oui, partout |
| tout le reste | non |
Qui a fait quoi
Section intitulée « Qui a fait quoi »
Trois noms, et ils ne disent pas la même chose :
Établi par— qui a demandé le mouvement ;Expédié par— qui a engagé le registre du comptoir de départ ;Reçu par— qui a engagé celui du comptoir d’arrivée.
Ce que le registre en fait
Section intitulée « Ce que le registre en fait »Deux inscriptions, une par établissement.
La sortie, chez celui qui envoie, nomme l’établissement d’arrivée et porte le motif.
L’entrée, chez celui qui reçoit, prend son propre numéro d’ordre dans sa suite à lui. Elle recopie ce qui décrit la marchandise et rien de la personne qui a vendu : son nom, son domicile et sa pièce d’identité restent au registre où ils ont été recueillis.
Ce qui tient leur place, c’est l’origine — l’établissement, le numéro
d’ordre et la date du rachat, figés à l’inscription et redits en toutes lettres
à la colonne Provenance. La chaîne remonte donc au comptoir qui a acheté,
transfert après transfert.
Le sachet ne change pas d’étiquette
Section intitulée « Le sachet ne change pas d’étiquette »Il porte le numéro d’ordre du comptoir de rachat et le portera jusqu’à la fonte.
Odoo, lui, exige qu’un nom de lot soit unique par article dans une société, et
chaque agence repart de 000001. Le lot transféré est donc qualifié —
METZ/000123 — et cesse d’appartenir à une société. Le numéro du comptoir est
intact, une recherche sur 000123 le retrouve, et c’est le même
enregistrement de lot qui traverse : rien n’est recréé à l’arrivée.
Entre les deux validations
Section intitulée « Entre les deux validations »Le métal est en transit : sorti d’un registre, pas encore inscrit à l’autre. Ce n’est pas un trou, c’est l’état réel de la marchandise, et les deux inscriptions le disent.